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20 juillet 2017

TABLEAU IX

tableau IX

L'enfance des états d'âme IX/XXI

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TABLEAU VIII

tableau VIII

L'enfance des états d'âme VIII/XXI

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TABLEAU VII

tableau VII

L'enfance des états d'âme VII/XXI

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18 juillet 2017

TABLEAU VI

tableau VI

L'enfance des états d'âme VI/XXI

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TABLEAU V

tableau V

L'enfance des états d'âme V/XXI

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TABLEAU IV

tableau IV

L'enfance des états d'âme IV/XXI

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17 juillet 2017

TABLEAU III

tableau III

L'enfance des états d'âme III/XXI

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TABLEAU II

tableau II

L'enfance des états d'âme II/XXI

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TABLEAU I

tableau I

L'enfance des états d'âme

un recueil de textes et de photos comportant XXI tableaux

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06 juillet 2017

ces lendemains sans rime

loveboutique

 

Avant j'parlais comme ça : Viens ! susurre-moi qu'j'assure !

Je forais la nuit d'où coulaient mes envies. Danse mes errances. Denses mes airs volages.

Dans les chants où s'ébrouaient mes amants, je ne faisais pas figure de proie, je décochais de ma voix basse, les tons haut perchés et rapiéçais les fausses notes, les ratées.

Je gravais ma voix sur le zinc du comptoir où des verres se côtoient. Son grain chaud comme la laine d'un châle tenait tête à la pâleur des râles. Son timbre sans tintamarre ramassait les feuilles maquillées, maculées de notes dépareillées, qui traînaillaient sur l'coin du bar, qui tardaient pour se coucher.

Mon fakir tiré à quatre épingles se tenait debout sur mes talons. Il aimait se blottir enroulé autour de mon chignon. Il essuyait mes longues larmes brunes, les replaçait sur le haut de mon front.

J'm'allonge sur mon lit de clous. C'est quand même mieux quand t'es en'd'sous.

J'ai mis au clou tous les talons. Y'm'reste plus que mes talents. Mes fakirs font plus la queue. Les caresses de mes aiguilles n'font plus d'effet. J'ai résilié tous mes bas et filé à vive allure. Le ventre à terre dans les virages. J'vois venir d'aut' paysages aussi longs qu'il y a d'espoirs dans l'air du temps j'm'en donne maintenant à moi...

Hors scène on m'assène. Hors scène j'trouverai bien un mécène, un sire qui me susurre que j'assure...

Je ne sentais plus le vain baiser. M'enivrais plus des p'tits riens qui me plaisaient bien à dérober.

J'ai mis au placard tous les bras cassés, les traquenards et les rasoirs. J'ai détourné du regard et m'suis mis à rouler. Moulée dans mon cuir, J'allumais les phares.

Hors scène, hors piste, je dévalerai les banques de leurs fonds de bouteilles.

Je mets les gaz sans attendre que ça s'gâte.

La vie n'a pas gâté le fruit de mes désirs. J'me tiens au jus. Faudrait pas rater le bon cru.

J'ai pris le virage à bras l'corps. J'ai fait voler tous les torts. La vague acide de mes amours tord boyaux, avala la pente qui me pendait au nez.

Mon cœur, un boxon rouge, un bout d'talon sur un ring sans spots.

J'm'applaudis d'en être sortie. J'm'applatis dans mon lit. Sans l'mignon qui reluque.

Mes sens en dentelles mes rires prunelles. Mes cils lestés par les nuits battent la mesure.

L'aube ressasse. Du fond de mon ressac je tire le rouge à vue. La mire rouge du mirage de mes baisers. Mon ventre touche le virage. Je file à vive allure le fil décousu ...

J'fredonne. Jeux d'aiguilles jeux de quilles. Claque les talons hors scènes les brasiers. Je déjoue les coups des joutes endiablées. Les joies loyales de mes frasques. Des vasques coulent à flots le musc de mes nuits. Des fruits fendus fondant. Des dragées de feu roulent rouges dans ma gorge. C'est là que j'entonne ces refrains. Des chants engrangés depuis des ans dégrafent mes robes de soirées dérobées enrobées de sucre rouge. J'déchaîne la fin, j'mets plus de bout à rien. J'attends plus le matin. Les sons se dérobent sous les aiguilles. Talents aiguilles. Mes cils fredonnent de noirs rengaines et découvrent un œil chagrin. Sans câlin. Le tue l'amour c'est le matin quand j'me débrouille avec ma faim. Y va d'soi que j'ai plus en mémoire tous mes soirs, mais les feuilles maquillées de la veille, en vrac sur la scène, m'évoquent des frasques sans pareil. Je bois le nectar, me gave de souvenirs, grave mes pensées en grappe succulentes, je vous déguste. Je ne m'incline devant rien. Je me décline en dégaines. J'vous dégaine mes refrains. À bout portant tu te portes moins bien. Faut dire qu'à battre la mesure, ton cœur ne m'rythme pas à ma hauteur.....

L'aube delà m'assène d'échos ivres de la veille. Tenace je m'enlace à l'aube ténue. T'es nu. Des ans parés de bouches closes.Tu perds le fil. Tu n'oses. Je cause, j'me marre dans les visages en flaques éparses. Mon passé j'le double à vive allure. L'aube égrène ses semences. Je veille. Les perles du jour. Qui vont. Écloses.

 

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